MERIDIEN - SCIENCE | ARTS | SOCIETE
Dimanche, 06 Juin 2010
Série vidéo pour comprendre l'élaboration des Mécaniques Poétiques d'EZ3kiel, 10 installations interactives mêlant art et technologie, réalisée par Yann Nguema (bassiste du groupe EZ3kiel) et des chercheurs du CEA Grenoble et de ERASME (Centre multimédia du Rhône) dans l'atelier Arts/Sciences.
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Dimanche, 06 Juin 2010
8 juin 2010
Le Méridien Science/art/société traverse la Geode à Paris lors de cette soirée organisée par l’Ircam et Universcience. Parole sera donnée au philosophe et humaniste Michel Serres avec une lecture-spectacle qui permettra d’arpenter la longitude reliant le deux pôles, artistique et scientifique, et de penser les dimensions d’un espace habitable où se croisent vertigineusement le corps et l’invention des possibles. Cette lecture immersive sera suivie de la projection de deux films courts, intégrant l’électronique dans l’espace virtuel 3D.
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Dimanche, 06 Juin 2010
8 juin-31 juillet 2010
Installation immersive de Pierre Jodlowski où l’utilisateur est invité à interagir de manière intuitive avec un environnement sonore et visuel. Issue des recherches menées au sein du projet européen SAME par une équipe de l’Ircam, Grainstick transforme un prototype technologique en un espace sensible pour le public.
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Dimanche, 06 Juin 2010
L'installation interactive "Les Cordes" imaginée par Yann N'Guéma du groupe EZ3kiel, présentée pendant les Rencontres-i 2009 au CCSTI - Grenoble, est exposée dans le pavillon de la région Rhône-Alpes à Shanghaï et rencontre un vif succès.
De retour à Paris, "Les Mécaniques poétiques" seront exposées dans le cadre d'Universcience au Palais de la découverte du 28 septembre au 7 novembre 2010.

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Dimanche, 06 Juin 2010
La question du spectateur est aujourd’hui renouvelée par les nouvelles habitudes communicationnelles et cognitives liées à la téléphonie mobile, à l’Internet et au web 2.0.
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Abstracts Symposiums Méridien 2010
Samedi, 05 Juin 2010
Abstracts du symposium international 2010
Anne-Marie Duguet À propos de l’immersion. La traversée des brouillards de Nakaya
Olivier Warusfel Espaces acoustiques et cognitifs : spatialisation sonore en contexte immersif
Pierre Jodlowski La gestualité, un préalable aux images mentales qui précèdent la musique
Jean-Luc Hervé Lieu
Patrick Haggard L’espace corporel : de l’intégration multi –sensorielle aux processus esthétiques
Armando Menicacci Under_score, un dispositif interactif d’improvisation chorégraphique en temps réel
Dominique David Capture des mouvements et geste dansé
Myriam Gourfink Dans l’intimité du corps et de la pensée
Marc Lachièze-Rey Le corps du physicien dans l’espace -temps
Elie During Prototype, projet, performance
David Nahon 3DVIA.com, une nouvelle plate -forme sociale et immersive pour la création et la diffusion d’expériences interactives 3D
Hortense Archambault Avignon, un laboratoire pour le spectacle vivant
Antoine Hennion Les cadres de l’expérience
Gérard Berry Le temps informatique : du temps réel au temps logique
Arshia Cont La temporalité en informatique musicale : de la composition à la performance
Yan Maresz L’orchestration en devenir
Philippe Esling Du signal au symbole : exploration scientifique des mélanges sonores
Espace/Corps/Sons
Anne-Marie Duguet - À propos de l’immersion. La traversée des brouillards de Nakaya
L’œuvre de Fujiko Nakaya, pionnière des « Fog sculptures », brouillards à base d’eau purifiée (« Pavillon Pepsi » à Osaka en 1970), est un remarquable exemple de collaboration entre artiste, scientifique et ingénieur. Elle est aussi l’occasion d’une expérience physique et mentale surprenante, qu’il s’agisse des environnements de brouillard dans les lieux publics, parcs ou sites urbains, que le visiteur traverse, ou des nuages réalisés pour les chorégraphies de Trisha Brown ou les performances de Min Tanaka. Le brouillard n’est que mouvement et transformation permanente, pure métamorphose. Chacun a pu faire l’expérience esthétique de ces drapés fluides, tourbillons, volutes, involutions, nappes sur nappes, expansions, tant de processus riches en figures éventuelles où l’espace se défait sans cesse, où il n’y a qu’apparitions et disparitions. Plus de bords, plus de repères constants, le sol même semble en suspension. Dans cet espace hypersensible, c’est à une redistribution de la hiérarchie des sens dans l’appréhension d’une œuvre que l’on assiste, et le regard y perd de sa traditionnelle prédominance. Le voir excède la vision et la perception n’y est plus de l’ordre de l’optique seulement mais du tactile. C’est tout le corps qui devient une zone sensible, humide, une zone active. Il y a bien « matière » mais sans consistance, sans poids, elle agit par diffusion et infiltration. Cette expérience d’immersion à une dimension interactive et ludique que d’autres technologies parviennent difficilement à dépasser en sensualité, en réactivité, en qualité esthétique.
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Olivier Warusfel - Espaces acoustiques et cognitifs : spatialisation sonore en contexte immersif
Les développements récents sur les dispositifs de reproduction sonore spatialisée permettent de nouvelles expériences d’écoute interactive et immersive qui sollicitent nos compétences d’intégration sensorielle et sensori-motrices. Les techniques de spatialisation audio 3D, en particulier le format binaural sur casque ou la reproduction holophonique par réseaux de haut-parleurs, associées aux dispositifs de captation des mouvements de l’interprète ou de l’auditeur dans l’espace, constituent une base organologique essentielle pour aborder les questions « d’interaction musicale, sonore et multimédia ».
Parallèlement, elles invitent à une réflexion sur les « fondements cognitifs » liés à la sensation d’espace, notamment sur la nécessaire coordination entre l’audition et les autres modalités sensorielles pour la perception et la cognition de l’espace. Nous illustrerons ces recherches dans le domaine artistique à travers différents exemples d’installations sonores ou de dispositifs d’interaction son/espace/corps pour la danse ainsi que dans le domaine de la santé avec le développement de dispositifs de réalité virtuelle à visée thérapeutique.
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Pierre Jodlowski - La gestualité, un préalable aux images mentales qui précèdent la musique
Dans ma pratique de compositeur, la question du geste occupe une place essentielle dans mon imaginaire, en particulier dans les phases de gestation d’un projet. Ces moments caractérisés par une sorte d’évanescence qui précède le formalisme, font une place majeure à la projection mentale de gestes scéniques qui prennent une place tout aussi importante qu’un imaginaire sonore, qu’une conception formelle, qu’une trajectoire rythmique ou harmonique. Ces gestes initiaux me permettent de définir une sorte de cartographie de la matière scénique que la partition ou l’écriture en studio rendra concrète. Gestes de grappe, déplacements, énergies globales ou fragmentées, ces vecteurs ne sont pas anodins, ils sont les choses que l’on voit sur scène au-delà ou en-deçà de l’écoute…
Aussi, dans le cadre de la réalisation du projet Grainstick, ai-je pu concrétiser une sorte de fantasme du musicien : rendre concrets ces gestes qui définissent mon imaginaire avant l’acte créateur ; concrets donc efficients (grâce aux différents médiums technologiques – captation gestuelle, tracking de position, capteurs) et qui plus est pour le grand public. Ce projet, qui repose poétiquement sur la confrontation du réel et de l’imaginaire (comme espace métaphorique de la composition musicale), veut donc rendre accessible une gestualité première, simple, qui peut immédiatement nous renvoyer notre propre énergie, agir comme un miroir de nous-mêmes.
Cette conférence sera l’occasion de revenir sur la définition de ces gestes initiaux et de montrer leur traduction concrète dans certains projets, et en particulier dans l’installation Grainstick.
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Jean-Luc Hervé - Lieu
D’une certaine manière le lieu s’oppose à l’espace. Si l’espace est neutre, (voire une abstraction mathématique), le lieu, lui, est qualifié. Un lieu est différent d’un autre. Dans notre quotidien, nous sommes immergés dans des espaces (cyberespace) qui nous éloignent des lieux. La musique, lorsqu’elle est jouée dans un lieu particulier, prend une signification plus grande et en même temps révèle l’endroit où nous sommes. Alors que dans une salle de concert nous sommes à l’abri (du temps-météo et du temps cosmique), dans un lieu extérieur l’œuvre est exposée et entre en relation avec son environnement. Depuis une dizaine d’années une partie de mon travail consiste en des projets conçus pour des lieux particuliers, où l’outil électroacoustique joue un rôle central. Ces œuvres, étant par définition non-reproductibles, ont donné naissance à des séries de pièces réécrites partiellement pour s’adapter à d’autres contextes, à la manière d’un prototype actualisé à chaque nouvelle situation.
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Patrick Haggard - L’espace corporel : de l’intégration multi –sensorielle aux processus esthétiques
Le corps dispose d’un mécanisme pour suivre ses déplacements dans l’espace : c’est le fuseau musculaire. Celui-ci signale en continu au cerveau la disposition des membres du corps. Les résultats récents en neurosciences cognitives montrent que cette information « proprioceptive » fournit une représentation fondamentale de l’espace pour toutes les sensations corporelles, notamment le toucher.
Cet espace corporel a aussi un aspect artistique. En danse, par exemple, le déplacement des membres du corps du danseur est vu par un spectateur, ce qui induit des réactions perceptives, affectives, et esthétiques particulières. Nos recherches ont montré que la perception esthétique de la danse passe par des aires visuelles et sensorimotrices spécialisées du cerveau du spectateur, comme si celui-ci re-évoquait l’espace corporel du danseur. La spatialité du corps propre joue donc un rôle-clé dans la conscience de soi, mais aussi dans les arts de la scène.
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Armando Menicacci - Under_score, un dispositif interactif d’improvisation chorégraphique en temps réel
Under_score est un projet chorégraphique dans lequel huit performeurs interprètent une partition chorégraphique improvisée et projetée sur quatre écrans tout autour de l’espace de représentation. Cette partition est manipulée par deux d’entre eux qui sont placés au bords de l’espace de représentation sur la base de ce qui se passe en son intérieur. Pour réaliser ceci, un dispositif informatique et de projection a été conçu et réalisé par Digitalflesh sur la base d’un travail Internet développé par Armando Menicacci et Alain Buffard avec la complicité d’Adrien Mondot et Le Ciel Est Bleu au Fresnoy en 2005.
Nous allons montrer comment Under_score mélange plusieurs enjeux parallèles au sein de la création contemporaine. Du côté théorique, elle tend un paradoxe sur ce que les théories de Goodman définissent comme partition. Du côté pratique, elle établit un système permettant au danseur de creuser ses espaces de liberté, de découverte et d’écoute de soi et des autres, de mieux connaître ses points forts comme ses névroses chorégraphiques.
Under_score se veut aussi une pièce ayant des enjeux politiques autour du rapport entre la liberté et la règle, entre l’obligation et le choix. La pièce a aussi un enjeu pédagogique, on forme des danseurs à l’interprétation du système notationnel, et en le rendant transparent aux spectateurs nous donnons au public des clés particulières d’accès à l’imaginaire des danseurs.
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Dominique David - Capture des mouvements et geste dansé
Dans le cadre de la première résidence artiste-scientifique, initiée par l’Atelier arts-sciences CEA-LETI/L’Hexagone Scène nationale de Meylan, nous avons exploré en profondeur les implications artistiques, scientifiques et technologiques d’un dispositif de capture gestuel « transparent » porté par une danseuse. Cette résidence s’est concrétisée par une tournée de plus de trente représentations par la chorégraphe et danseuse Annabelle Bonnery à travers le monde entier. Nous présenterons le dispositif développé et ses originalités. Différents points seront illustrés à partir d’extraits vidéo du spectacle. Différentes expériences récentes seront décrites, qui démontrent le potentiel mobilisateur voire didactique des outils développés (étudiants de classes de danse, autres publics). Tant le développement scientifique et technologique résultant de cette résidence que l’approche artistique voulue par la chorégraphe posent différentes questions bien au delà de nos périmètres habituels. Qu’il s’agisse de la surprise liée à une perception du corps renouvelée par le dispositif, ou bien de la question de l’intelligibilité de ce corps prolongé par cette technologie, nous tenterons d’introduire quelques-uns de ces sujets qui « résonnent » avec les interrogations contemporaines vis-à-vis des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).
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Myriam Gourfink - Dans l’intimité du corps et de la pensée
Les techniques respiratoires du yoga fondent la danse de Myriam Gourfink. Guidée par le souffle, l’organisation des appuis est extrêmement précise, la conscience de l’espace ténue.
Cette connaissance du mouvement et de l’espace permet de concevoir des chorégraphies, sans travail, en atelier.
Comme les musiciens, elle utilise une écriture symbolique pour composer l’univers géométrique et l’évolution poétique de la danse. Les partitions chorégraphiques activent la participation de l’interprète : il fait des choix, effectue des opérations, fait face à l’inattendu de l’écriture, à laquelle il répond instantanément.
Pour certains projets, les partitions intègrent, au sein de l’écriture, des dispositifs (informatisés) de perturbation et re-génération en temps réel, de la composition pré-écrite : le programme gère l’ensemble de la partition et génère des millions de possibilités de déroulements. Le dispositif informatique est ainsi au cœur des relations d’espace et de temps.
Il permet, au fur et à mesure de l’avancement de la pièce, la structuration de contextes inédits.
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Marc Lachièze-Rey - Le corps du physicien dans l’espace -temps
La physique moderne – physique quantique, relativité ou autre – met en avant les rôles de l’expérimentation et de l’observation. Ceci rend indispensable de définir le statut et les propriétés de l’observateur. Tout à la fois, ce dernier joue le rôle spécifique de celui qui effectue l’observation, et constitue un objet de la théorie, soumis à ses lois comme les autres objets, de la même manière que le système ou le processus observé. L’observateur est avant tout un corps, éventuellement prolongé par un instrument. Il voit, touche... le système étudié, souvent par l’intermédiaire de la lumière ou de rayonnements. Pour la physique, ce processus est décrit comme une interaction entre observateur, rayonnement et système observé. Situer son corps dans l’espace et dans le temps, par rapport aux autres objets, ce sont des mesures que nous effectuons sans cesse : nous interagissons ainsi avec l’espace, la lumière, la matière et les rayonnements. Quant à la relativité, elle fait disparaître l’espace et le temps.
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Modèle/Prototype/Oeuvre
Elie During - Prototype, projet, performance
Si la notion de prototype peut résoudre ou déplacer quelques-unes des antinomies liées au statut de l’œuvre d’art en régime de recherche ou d’expérimentation, c’est à la condition d’être rapportée à deux dimensions de l’agir artistique : le projet et la performance – ou, si l’on préfère, le concept et l’acte. Le prototype se présente en effet comme un objet à la fois idéal (prospectif, projectif) et expérimental : du processus de création, il offre une stabilisation provisoire, une sorte de vue en coupe ; mais cette réalisation vaut démonstration, elle doit donner forme à une idée, c’est-à-dire rendre sensible un ordre de possibilités opératoires.
On cherchera à préciser de quelle manière la production de prototypes réagit sur la temporalité propre du processus de création. On se demandera, par la même occasion, si cette notion peut être étendue à d’autres régimes d’expérimentation, dans le domaine théorique notamment. Ce propos s’appuiera sur des exemples artistiques – principalement ceux de John Cage, 4’33 et Roaratorio.
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David Nahon - 3DVIA.com, une nouvelle plate -forme sociale et immersive pour la création et la diffusion d’expériences interactives 3D
Comment crée-t-on une œuvre, une installation, un dispositif interactif ? C’est un défi tant pour l’artiste que pour l’ingénieur qui imaginent, élaborent, affinent l’usage qui sera fait de leur création. Il faut en maîtriser tous les aspects, jouer avec toutes les dimensions : la narration, qui s’adresse essentiellement à notre cortex et parle à notre imaginaire ; la partie sensori-motrice, immersive, qui joue sur les émotions intimes de notre cerveau plus profond, et enfin la dimension sociale, impossible à ignorer à l’ère du Web 2.0 et de l’intelligence collective qu’il révèle. Comment crée-t-on de façon itérative, du prototype à l’œuvre aboutie ? Fait-on pousser un arbre des possibles pour finir par élaguer les branches inutiles ? Si l’œuvre est à vivre en public, comment élaborer une scénographie juste, mettre le corps du spectateur au centre de la conception ? Comment concevoir une expérience 3D comme on modèle de la pâte à modeler ou que l’on dessine une esquisse ? La plate-forme 3DVIA entend permettre aux créateurs d’explorer de nouvelles pistes qui prennent en compte toutes ces dimensions.
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Hortense Archambault - Avignon, un laboratoire pour le spectacle vivant
Au théâtre, le spectacle est prototype dans le lien singulier qu’il entretient avec le contexte de présentation et les contraintes scéniques. à travers l’expérience du Festival d’Avignon et d’exemples d’œuvres emblématiques qui y ont été créées, mon propos sera d’interroger les conditions nécessaires à l’émergence de formes nouvelles, qui bouleversent les catégories de la représentation, tout en traitant les contraintes par des solutions techniques originales.
S’il y a un effet « Cour d’honneur » conditionnant à la fois la création et la réception des œuvres, la question de leur devenir et de leurs reprises est cependant prise en compte dès leur genèse en vue de leurs adaptations ultérieures.
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Antoine Hennion - Les cadres de l’expérience
En empruntant à Erving Goffman l’idée de cadrage (Frame Analysis, Chicago, 1971), je voudrais sortir les mots de modèles ou de prototypes d’un environnement sémantique trop fortement orienté vers l’univers des sciences, des techniques et de l’industrie. Me souvenant que, dans l’autre sens, le mot « forme », venu des arts, désigne un moule, je me servirais bien de l’idée de modèle, de moule (c’est le même mot), de forme donc, pour revenir sur la question de la création et de l’œuvre dans ce qu’elles ont au contraire de plus spécifique à l’activité artistique. Plutôt qu’un rapprochement ambigu entre des modes de production divergents dans leur principe comme dans leur objet, je tenterai d’interroger la notion de création depuis un point de vue très pragmatique, à partir des techniques de fabrication de l’artiste, pour interroger le rapport qu’il fait jouer entre une matière déjà mise en forme, héritée, et un travail de reprise en vue de produire un événement inédit.
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Gérard Berry - Le temps informatique : du temps réel au temps logique
Nous présentons la programmation synchrone, une méthodologie de programmation adaptée aux systèmes de contrôle en temps réel et à la synthèse des circuits électroniques. Elle a été créée dans les années 1980 par trois groupes français, et a maintenant atteint le stade industriel. Un programme synchrone réagit aux sollicitations extérieures en temps conceptuellement nul, ce qui permet de concilier parallélisme massif et déterminisme du comportement, tout en garantissant une sémantique mathématique parfaitement propre et une implémentation efficace en logiciel ou circuits. La programmation synchrone se caractérise par une manipulation fine du temps, ou plus précisément des temps logiques provoqués par les suites d’événements homogènes. Bien que ses applications soient principalement dans le contrôle de processus industriels (avions, trains, voitures, usines, etc.), elle est conceptuellement parfaitement adaptée à d’autre domaines où le temps joue un rôle primordial comme, par exemple, la musique.
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Arshia Cont - La temporalité en informatique musicale : de la composition à la performance
Au travers de plus de dix siècles d’évolution, l’écriture musicale est devenue un moyen riche d’abstraction du temps et de transcription de la pensée. La particularité qui nous intéresse est sa puissance d’abstraction pour décrire des processus complexes, parallèles, hiérarchiques et multi-horloge en temps de composition, sans perdre l’imaginaire de sa réalisation au temps de la performance. Des abstractions temporelles relatives prévoient toute déviation lors de la performance qui constitue un des facteurs majeurs de l’interprétation musicale.
En informatique, cette projection de la pensée par le biais d’une écriture est un défi majeur de la conception des langages informatiques temps réel. Ces manipulations fines du temps et abstractions entre le temps logique et le temps réel sont au cœur de la programmation synchrone. Cet exposé présentera les dernières avancées de l’environnement Antescofo développé à l’Ircam à travers des collaborations artistiques avec des compositeurs comme Pierre Boulez, Philippe Manoury et Marco Stroppa.
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Yan Maresz - L’orchestration en devenir
L’orchestration musicale peut être vue comme l’art de combiner les sons instrumentaux. Nous avons travaillé à l’Ircam sur un système ou l’orchestration peut être dans un premier temps un problème de transcription, où le but est de trouver la combinaison instrumentale qui s’approche le plus d’une cible donnée, et ensuite dans la reproduction d’une cible avec évolution temporelle. Ce projet s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire en proposant une nouvelle approche de l’aide informatique à l’écriture musicale dans laquelle le paradigme de l’articulation entre signal sonore et signe musical occupe une place centrale. Nous verrons les motivations musicales à l’origine de se projet ainsi que les divers prototypes de validation élaborés au cours de ce travail.
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Philippe Esling - Du signal au symbole : exploration scientifique des mélanges sonores
Le passage du prototype à l’œuvre établit le lien entre deux mondes. D’un côté, le prototype permet la projection d’un signal hypothétique vers une représentation symbolique. Le retour à l’œuvre amène à parcourir le chemin inverse. Ce voyage entre idée et réalisation provoque une interaction constante entre symboles et signaux. Nous considérons une approche exploratoire pour permettre un déplacement constant entre ces deux mondes. Pour cela, nous présenterons une base de données agissant comme un lexique organisé. Celle-ci contient des informations symboliques, spectrales et, par un système de requêtes temporelles, il est possible de trouver intuitivement des sons correspondant à la forme d’évolution des descripteurs du timbre. Nous présenterons les maquettes spectrales permettant l’organisation dans le temps d’événements allant du macro-niveau du discours musical jusqu’aux propriétés micro-temporelles et spectrales, en intégrant des unités signal et symbolique dans un cadre commun.
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Intervenants - rencontres Méridien 2010
Samedi, 05 Juin 2010
Biographie des intervenants Symposium 2010
Archambault (Hortense), Berry (Gérard), Chambaz (Jean), Cont (Arshia), David (Dominique), Donin (Nicolas), Duguet (Anne-Marie), During (Elie), Esling (Philippe), Fleischer (Alain), Gerzso (Andrew), Gindt (Antoine), Gourfink (Myriam), Haggard (Patrick), Hennion (Antoine), Hervé (Jean-Luc), Hörtner (Horst), Jodlowski (Pierre), Lachièze-Rey (Marc), Latour (Bruno), Le Bon (Laurent), Leroux (Philippe), Maresz (Yan), Menicacci (Armando), Nahon (David), Nieminen (Risto), Osterwold (Matthias), Pesson (Gérard), Philippin (Valérie), Rodet (Xavier), Warusfeld (Olivier)
Hortense Archambault
Après une maîtrise d’histoire, Hortense Archambault obtient un DESS de gestion d’entreprises culturelles en 1994. La même année, elle travaille d’abord en qualité de stagiaire puis en tant que salariée au Festival d’Avignon, où elle suit les créations et les tournées des spectacles produits, avec Vincent Baudriller. En 1995, elle devient administratrice de la compagnie du Théâtre de l’Opprimé-Augusto Boal. Puis elle intègre l’Établissement public du parc et de la grande halle de La Villette au poste d’administratrice de production. En décembre 1999, elle retrouve l’équipe du Festival d’Avignon en tant qu’administratrice et devient directrice déléguée en septembre 2003 aux côtés de Vincent Baudriller.
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Gérard Berry
Gérard Berry est ingénieur général des Mines, en détachement à l’Inria, et professeur au Collège de France sur la chaire Informatique et sciences numériques. Il a occupé la chaire d’innovation technologique Liliane Bettencourt 2007-2008 au Collège de France, et a été directeur scientifique de la société Esterel Technologies de 2001 à 2009. Il est membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies et de l’Academia Europaea. Ses travaux concernent la sémantique des langages de programmation, la programmation temps réel, et la synthèse de circuits électroniques.
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Jean Chambaz
Vice-président Recherche de l’UPMC, Jean Chambaz est professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie et chef de service de biochimie endocrinienne à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Il a été élu en 2006 au conseil scientifique de l’université. En 1999, il a créé une unité de recherche mixte Inserm-UPMC dans le domaine du métabolisme et de la différenciation intestinale. Cette unité a fusionné en 2007 dans le centre de recherche des Cordeliers, dont il est directeur adjoint. Après avoir dirigé l’école doctorale de physiologie et physiopathologie (ED 394) de 2001 à 2005, il a créé l’institut de formation doctorale de l’UPMC. Il a dirigé cet institut, le premier du genre en France, jusqu’en 2008. Son engagement dans la structuration de la recherche au niveau européen et dans le débat sur les nouvelles missions du doctorat l’a conduit a être désigné en 2008 premier président du Conseil pour la formation doctorale de l’Association européenne des universités (EUA).
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Arshia Cont
D’origine iranienne, Arshia Cont est chercheur à l’Ircam depuis 2004. Il s’intéresse à l’intelligence artificielle et aux méthodes d’apprentissage automatique temps réel pour l’informatique musicale, ainsi qu’à la programmation synchrone pour l’écriture musicale. Son travail de recherche, présenté dans plusieurs colloques et revues internationales, a été appliqué à plusieurs créations musicales, notamment de Marco Stroppa, Philippe Manoury, Jonathan Harvey et Pierre Boulez. En 2009, il a été lauréat du prix de thèse Gilles Kahn décerné par SPECIF et l’Académie des sciences. Depuis 2008, il est également chargé de coordination entre la recherche scientifique et la création artistique à l’Ircam.
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Dominique David
Dominique David est ingénieur et habilité à diriger des recherches en électronique et traitement de l’information.
Il est expert senior au CEA, où il tient un rôle de prospective scientifique et d’encadrement de travaux de recherche. Son travail l’a amené à initier différentes recherches, toujours à l’interface entre l’humain et l’électronique (vision et traitement des images, biopuces, toucher artificiel, architectures biomimétiques, captures de mouvements – domaine pour lequel le CEA a reçu en 2010 le deuxième prix de l’association européenne des centres de recherche). Il est également musicien amateur, a développé différents logiciels dédiés à l’interprétation musicale et à la recherche de l’expressivité, et il contribue aux développements de nouvelles lutheries exploitant les technologies de l’information.
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→ espace/corps/son
→ abstract
Nicolas Donin
Nicolas Donin est musicologue à l’Ircam, où il dirige l’équipe de recherche Analyse des pratiques musicales (Ircam-CNRS). Ses travaux portent sur la musique contemporaine, l’histoire des pratiques d’écoute et d’analyse musicale depuis la fin du xixe siècle, et l’analyse de l’interprétation. De 2003 à 2007, en duo avec Jacques Theureau (CNRS), il a mené une étude sur et avec Philippe Leroux consistant à reconstituer le détail de son travail de composition pour Voi(rex) (2002) puis Apocalypsis (2006) – voir http://apm.ircam.fr/ leroux/ – première d’une série qui se poursuit aujourd’hui avec d’autres créateurs.
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Anne-Marie Duguet
Anne-Marie Duguet est professeur à l’UFR d’arts plastiques et sciences de l’art, université de Paris-1 ; directrice du LAM Laboratoire des arts et médias (LETA) ; chercheur à l’Interactive Cinema Research Center, université de New South Wales, Sydney (2007-2009).
Commissaire de plusieurs expositions : Smile Machines (humour, art, technologie) Akademie der Kunst, Berlin, 2006 ; Thierry Kuntzel, galerie du Jeu de Paume, 1993 ; Jean Christophe Averty, Collages Découpages, Espace Electra, Paris, 1993 ; Co-commissaire de la Biennale Artifices, Saint-Denis, 1994-1996.
Directrice de la collection multimédia anarchive (livres, DVDs, DVD-Roms). Titres réalisés avec Antoni Muntadas(1999), Michael Snow (2002), Thierry Kuntzel (2006), Jean Otth (2007), Fujiko Nakaya (à sortir en 2010).
Principales publications : Déjouer l’image. Créations électroniques et numériques, Nîmes, Jacqueline Chambon, 2002 ; Jean-Christophe Averty, Paris, Dis-Voir, 1991 ; Vidéo, la mémoire au poing, Paris, Hachette Littératures, 1981.
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→ espace/corps/son
→ abstract
Elie During
Ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé et docteur en philosophie, Elie During est maître de conférences en philosophie à l’université de Paris Ouest Nanterre. Il enseigne également à l’École des beaux-arts de Paris. Spécialiste de Bergson, il s’est penché sur la réception philosophique de la relativité (Poincaré, Einstein). Il a récemment codirigé le volume In actu : de l’expérimental dans l’art (Presses du réel, 2009), et signé un ouvrage consacré aux constructions d’espaces-temps dans le cinéma et les arts contemporains : Faux raccords : la coexistence des images (Actes Sud, 2010).
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Philippe Esling
Après une formation en système et applications répartis à l’université Pierre et Marie Curie, Philippe Esling suit le master 2 Atiam. Il est actuellement en première année de doctorat à l’Ircam sur un financement de l’école doctorale EDITE de l’université Paris-6. Sa thèse est dirigée par Carlos Agon de l’équipe Représentations musicales. Il s’intéresse à l’orchestration musicale et d’une manière générale à la compréhension et aux méthodes de représentation et contrôle des mélanges sonores.
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Alain Fleischer
Né en 1944 à Paris. Écrivain, cinéaste, artiste et photographe.
Lauréat de l’Académie de France à Rome (séjour à la Villa Médicis de 1985 à 1987). Sur mission du ministère de la Culture, a créé Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains, dont il est directeur depuis l’ouverture en 1997. Auteur d’une trentaine d’ouvrages de littérature, réalisateur de quelques 240 films. Ses œuvres d’artiste et de photographe sont régulièrement exposées à travers le monde et ont donné lieu à diverses rétrospectives.
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Andrew Gerzso
Né au Mexique, il effectue ses études de flûte et de composition au New England Conservatory à Boston, California Institute of the Arts à Los Angeles puis au Conservatoire Royal à La Haye. Entré à l’Ircam en 1977 comme chercheur, il occupe successivement les postes de directeur technique, responsable de la Recherche musicale, directeur du département Création, responsable du Forum Ircam, directeur de la Pédagogie. Créateur du pôle spectacle, il dirige depuis 2006 le département Médiations recherche/création et coordonne ainsi l’interaction entre le secteur artistique et scientifique de l’Ircam. Depuis 1980, il collabore avec Pierre Boulez à l’Ircam (pour la réalisation électroacoustique de Répons en 1981, Dialogue de l’ombre double en 1985, …explosante-fixe… en 1991 et Anthèmes 2 en 1997) et au Collège de France (pour les séminaires annuels jusqu’en 1995).
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Antoine Gindt
Producteur, metteur en scène, il dirige T&M-Paris depuis 1997, après avoir été codirecteur de l’Atem avec Georges Aperghis (Théâtre Nanterre-Amandiers, 1992-1997). Il a commandé et produit de nombreux opéras et spectacles musicaux (Aperghis, Dillon, Donatoni, Dusapin, Goebbels, Pesson, Sarhan…) ou contribué à des premières en France (Dusapin, Goebbels, Mitterer…). Récemment, il a mis en scène Pas Si de Stefano Gervasoni (2008), Kafka-Fragmente de György Kurtág (2007), The Rake’s Progress d’Igor Stravinski (2007), Consequenza, un hommage à Luciano Berio (2006), Medea de Pascal Dusapin (2005) et Richter, un opéra documentaire de chambre de Mario Lorenzo (2003), spectacles qui ont été joués en France, en Europe et en Argentine. Auteur de nombreux articles sur les musiques d’aujourd’hui, il a dirigé un ouvrage collectif sur Georges Aperghis (Le corps musical, éditions Actes Sud, 1990). Il est par ailleurs conseiller à la programmation au Festival Musica de Strasbourg depuis 2006 et préside le Réseau Varèse depuis 2002.
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Myriam Gourfink
« La démarche de Myriam Gourfink est centrée sur une exigence radicale du corps dansant/mouvant contraint qui se plie avec rigueur à d’autres temps étirés (la lenteur comme résistance), d’autres espaces interagissant (capteurs sensibles et micro mouvements) et d’autres écritures inventées (post Laban à l’ère numérique).
C’est cette notion de (re)composition mais aussi de notation du mouvement contemporain qui est au centre de la démarche unique menée par une chorégraphe étroitement associée au compositeur/sculpteur sonore Kasper T. Toeplitz qui lui aussi amène le spectateur-auditeur à repousser ses limites perceptives. Un travail en recherche permanente qui redéfinit notre intimité la plus sensible. » (Philippe Franck)
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Patrick Haggard
Patrick Haggard travaille à l’Institut des neurosciences cognitives de l’University College de Londres. Il dirige une équipe d’une dizaine de chercheurs et doctorants. Les thèmes de recherche sont l’action volontaire et la sensation somatosensorielle chez l’être humain. Il explore ces thèmes avec des méthodes comportementales mais aussi neurophysiologiques. Il a publié plus de cent soixante articles dans des revues scientifiques, dont Nature et Science. Il a collaboré avec des danseurs et des chorégraphes depuis 2002, ce qui l’a mené à publier les premières études neuroscientifiques sur la perception de la danse, y compris l’évaluation esthétique.
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Antoine Hennion
Antoine Hennion, directeur de recherches au CSI (Mines-ParisTech/CNRS), a mené des travaux en sociologie de la musique et de la culture, sur la publicité et le design, les amateurs et le goût. Il travaille actuellement sur les attachements, ces choses qui nous tiennent, en comparant des terrains divers (sport, vin, musique, alcool, handicap…). Il a publié La passion musicale (1993, rééd. 2007), La grandeur de Bach (avec J.-M. Fauquet, 2000), Figures de l’amateur (avec S. Maisonneuve et É. Gomart, 2000), « Réflexivités. L’activité de l’amateur », dans Réseaux, 2009, « Music Lovers. Taste as Performance », dans Consumption, A. Warde ed., 2010.
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Jean-Luc Hervé
Jean-Luc Hervé est né en 1960. Il fait ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris avec Gérard Grisey où il y obtient un premier prix de composition. Il est résident à la Villa Kujoyama de Kyoto en 2001 et séjourne à Berlin en 2003 comme artiste invité par le DAAD. Sa pièce pour orchestre Ciels a obtenu le prix Goffredo Petrassi. Ses deux disques monographiques enregistrés par l’ensemble Sillages et l’ensemble Court-circuit ont reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros. Il est professeur de composition au conservatoire (CRR) de Boulogne-Billancourt.
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Horst Hörtner
Artiste multimédia et chercheur, Horst Hörtner est expert en design de l’interaction homme/machine, et détient plusieurs brevets dans ce domaine. Membre fondateur du studio Ars Electronica Futurelab en 1996, il en assure depuis la direction. Ses réalisations en arts multimédia ont débuté dans les années 1980. C’est en 1990 qu’il fonde le groupe d’art multimédia x-space à Graz (Autriche). Horst Hörtner s’intéresse au lien entre arts et sciences et donne conférences et présentations dans de nombreuses universités et instances internationales.
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Pierre Jodlowski
Après des études musicales au Conservatoire de Lyon et au Cursus de composition à l’Ircam, Pierre Jodlowski fonde le collectif éOle et le festival Novelum à Toulouse. Son activité de compositeur le conduit à se produire en France et à l’étranger dans la plupart des lieux dédiés à la musique contemporaine mais aussi dans des circuits parallèles, danse, théâtre, arts plastiques, musiques électroniques. Son travail se déploie aujourd’hui dans de nombreux domaines et, en périphérie de son univers musical, il travaille l’image, la programmation interactive pour des installations, la mise en scène, et cherche avant tout à questionner les rapports dynamiques des espaces scéniques. Il revendique aujourd’hui la pratique d’une musique « active » : dans sa dimension physique (gestes, énergies, espaces) comme psychologique (évocation, mémoire, dimension cinématographique). En parallèle à son travail de composition, il se produit également pour des performances, en solo ou en formation avec d’autres artistes.
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Marc Lachièze-Rey
Docteur ès sciences et ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), Marc Lachièze-Rey est aujourd’hui directeur de recherches au CNRS et astrophysicien au Centre d’études de Saclay (CEA). Ses recherches portent sur la cosmologie (problèmes de la masse cachée et de l’énergie noire), physique théorique et gravitation, recherches sur la nature du temps et de l’espace. Il participe à de nombreux séminaires, conférences et colloques, et mène en parallèle, depuis de nombreuses années, une activité de vulgarisation scientifique, sous des formes très diverses (muséographie, radio, télévision, multimédia, etc.).
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Bruno Latour
Bruno Latour, sociologue, est professeur à Sciences Po, dont il est depuis 2007 directeur adjoint chargé de la politique scientifique. Il a publié de nombreux articles et ouvrages de sociologie des sciences et d’anthropologie philosophique, abordant des objets aussi variés que le fonctionnement quotidien d’un laboratoire californien d’endocrinologie (Laboratory Life: The Social Construction of Scientific Facts, coécrit avec Steve Woolgar, 1979), le Conseil d’Etat (La fabrique du droit, 2002) ou un projet de métro automatique (Aramis ou l’amour des techniques, 1992). Il a coorganisé avec Peter Weibel deux expositions au ZKM de Karlsruhe, Iconoclash (2002) et La Chose politique - Atmosphères de la démocratie (2005), dont les catalogues ont paru aux presses du MIT.
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Laurent Le Bon
Inspecteur de la création artistique à la délégation aux arts plastiques au ministère de la Culture puis conservateur au Centre Pompidou-Musée national d’art moderne (depuis 2000), conservateur en chef du patrimoine (2005), directeur du Centre Pompidou-Metz (depuis 2010), membre du Conseil pour la création artistique (depuis 2009), Laurent le Bon est l’auteur de nombreux articles et ouvrages et enseigne l’histoire de l’art contemporain à l’École du Louvre et la gestion culturelle à l’Institut d’études politiques de Paris.
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Philippe Leroux
Compositeur français, né en 1959, Philippe Leroux étudie avec Ivo Malec, Claude Ballif, Pierre Schaeffer et Guy Reibel, ainsi qu’Olivier Messiaen, Franco Donatoni, Betsy Jolas, Jean-Claude Eloy et Iannis Xenakis. Il obtient trois premiers prix au Conservatoire supérieur de musique de Paris. En 1993, il est pensionnaire à la Villa Médicis où il séjourne jusqu’en octobre 1995. Auteur de nombreux articles sur la musique contemporaine, il donne également des conférences et des cours de composition dans des universités, conservatoires et instituts. Il enseigne la composition à l’université de Montréal depuis septembre 2009.
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Yan Maresz
Compositeur français né à Monaco en 1966, Yan Maresz à été formé au Berklee College of Music de Boston puis à la Juilliard School de New York. Il suit ensuite le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam. Il a reçu de nombreux prix et commandes, et ses œuvres sont jouées en France et à l’étranger par de nombreuses formations. Elles sont aussi régulièrement interprétées dans le cadre des grands festivals internationaux. Il enseigne la composition au Cursus de l’Ircam depuis 2005 ainsi que l’orchestration au Conservatoire de Paris. Ses œuvres sont publiées aux éditions Durand.
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Armando Menicacci
Enseignant, chercheur et artiste, Armando Menicacci a étudié la danse classique et contemporaine. Il obtient une maîtrise en musicologie et un doctorat sur les rapports entre la danse et les technologies numériques auprès de l’université Paris-8 où il a fondé et dirige Médiadanse, laboratoire de recherche, création et pédagogie en danse et technologies numériques. En parallèle, il accompagne le travail de création et collabore avec plusieurs chorégraphes (Rachid Ouramdame, Vincent Dupont, Alain Buffard). Membre de l’association anomos (www.anomos.org), qui s’occupe des rapports entre les arts et les technologies numériques, il a également publié plusieurs articles et ouvrages dont La Scena Digitale et Nuovi media per la danza , Marsilio, Venise, 2002. Il est actuellement professeur à l’EMA, École Media Art de Chalon-sur-Saône (www.emafructidor.com).
Avec Christian Delecluse, en 2007, il a fondé Digital flesh, un collectif qui travaille entre les arts plastiques, la musique, les arts de la scène et les technologiques numériques en réalisant des installations interactives et des créations chorégraphiques exposées et jouées en Grande-Bretagne, au Brésil, en Espagne, France, Italie, République Tchèque, Tunisie et Turquie. Il a également réalisé Under_score (site génératif de partitions de danse : www.under-score.info) avec le chorégraphe Alain Buffard.
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David Nahon
Issu d’une formation à la fois technique et artistique (ingénieur Supelec, DEA ATI), David Nahon fonde en 1994 le département R&D de Z-A Production, pionnière de l’animation 3D française. Dans le même temps, il est impliqué dans le développement puis la direction des œuvres interactives de Maurice Benayoun ainsi que la conception logicielle du SAS Cube, le premier CAVE fonctionnant sur PC. En 2003 David Nahon rejoint Virtools en tant que chef de produit et responsable des solutions de réalité virtuelle. Depuis l’acquisition de Virtools par Dassault Systèmes en 2005, David Nahon est en charge des technologies de virtualité immersive du groupe.
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Risto Nieminen
Risto Nieminen étudie la musicologie et la littérature à l’université d’Helsinki. Il travaille au département Musique, puis à l’Orchestre symphonique de la Radio finlandaise, avant de rejoindre l’Ircam où il occupe le poste de directeur artistique de 1992 à 1997. Il retourne en Finlande en 1997 pour diriger le festival d’Helsinki. Depuis 2009, il est directeur du département musique de la fondation Caloste Gulbenkian à Lisbonne.
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Matthias Osterwold
Matthias Osterwold dirige le MaerzMusik depuis sa création en 2002. Membre fondateur du Freunde Guter Musik Berlin en 1983, directeur du département Musique au Centre international Podewil de 1992 à 1994, directeur artistique de plusieurs manifestations internationales (Sonambiante Berlin 1996, Festival de Lucerne 1997, Berlin in Hong Kong 2000), commissaire au ZKM de Karlsruhe de 1999 à 2001, et membre du Conseil des arts de Berlin depuis 1994.
La Biennale de Berlin a été associée au Réseau Varèse de 1999 à 2001, et le MaerzMusik depuis 2002.
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Gérard Pesson
Après des études de lettres et de musicologie à la Sorbonne, puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il fonde en 1986 la revue de musique contemporaine Entretemps. Il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) de 1990 à 1992. Lauréat du Studium International de composition de Toulouse (1986), de Opéra Autrement (1989), de la Tribune internationale de l’Unesco (1994), il obtient en 1996 le prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Ses œuvres ont été jouées par de nombreux ensembles et orchestres en Europe. Il est professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris depuis 2006.
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Valérie Philippin
Formée au chant lyrique, Valérie Philippin se consacre plus particulièrement à la musique contemporaine et à la recherche dans les domaines de la voix. Outre ses activités de concert, elle a participé à des créations dans des divers domaines, théâtre, danse, arts plastiques, jazz et musiques improvisées, en tant qu’interprète ou auteur. Elle est actuellement professeur de voix de l’École supérieure nationale des arts de la marionnette de Charleville-Mézières. Elle est directrice artistique de Singulière compagnie.
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Xavier Rodet
Xavier Rodet est responsable de l’équipe Analyse-Synthèse/Ircam. Ses domaines de recherche couvrent la reconnaissance, l’analyse, l’identification et la synthèse du signal. L’informatique musicale est actuellement son domaine principal d’intérêt. Il a travaillé également sur les modèles physiques des instruments musicaux et les systèmes dynamiques non linéaires appliqués à la synthèse du signal et au contrôle de la synthèse. Xavier Rodet explore les formes et structures spectro-temporelles des sons musicaux et les lois de la synthèse par règles. Il a développé de nouvelles méthodes, et des programmes et brevets pour l’analyse musicale, la synthèse et leur contrôle. Il travaille en particulier sur l’analyse, la transformation et la synthèse de la voix parlée et de la voix chantée, et leurs applications musicales.
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Olivier Warusfeld
Olivier Warusfel dirige l’équipe Espaces acoustiques et cognitifs de l’Ircam, rattachée à l’Unité mixte de recherche du CNRS « Sciences et technologies de la musique et du son ». Docteur en acoustique de l’université Paris-6, ses principaux champs de recherche sont le traitement du signal appliqué à l’acoustique des salles et aux techniques de spatialisation sonore ainsi que l’audition et la cognition spatiale.
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Table-ronde
Samedi, 05 Juin 2010
recherche en arts
Jeudi 10 juin, 19 H - 21 H
Université Pierre et Marie Curie, campus Jussieu (amphithéâtre Durand)
La notion complexe de recherche en art transfère un aspect central de la culture scientifique vers la pratique artistique. Cette rencontre explore l’idée de recherche en art en présentant quelques actions et tentatives de croisements entre science, technologie et création dans les écoles d’art ou au sein d’universités. Ce qui s’expérimente aujourd’hui sollicite l’invention de nouveaux modèles collaboratifs de recherche : cette question se cristallise autour de la notion de doctorat en art préoccupant aujourd’hui de nombreux lieux de formation supérieure.
Modérateur Elie During bio
Avec
■ Jean Chambaz, vice-président Recherche de l’université Pierre et Marie Curie
bio
■ Alain Fleischer, directeur du Fresnoy, Studio national des arts contemporains
bio
■ Andrew Gerzso, directeur des Médiations recherche/création à l’Ircam
bio
■ Horst Hörtner, fondateur et directeur d’Ars Electronica Futurelab
bio
Le Réseau Varèse, réseau européen pour la création et la diffusion musicales, est subventionné par le programme Culture de la Commission européenne et reçoit l’aide du ministère de la Culture et de la Communication (DDAI, DRAC Alsace).
Réseau Varèse
Samedi, 05 Juin 2010
Ambition d’une coopération culturelle européenne (acte 5)
Jeudi 10 juin, 15 H - 17 H 30
Ircam, salle Igor-Stravinsky
La circulation des œuvres et des idées est sans aucun doute ce qui a le plus profondément contribué à la fondation de l’Europe. La lecture des correspondances, des carnets de voyages, des itinéraires des compositeurs nous fait apprécier la nécessité du mouvement et comprendre les influences.
À l’heure de l’Europe, le fonctionnement des institutions culturelles – traditionnellement inscrites dans un contexte national – est confronté à des réalités nouvelles : comment conjuguer leurs enjeux avec de légitimes obligations européennes.
Depuis 1999, le Réseau Varèse tente à sa manière de répondre à ces interrogations. Après Budapest (octobre 2004), Oslo (octobre 2005), Berlin (mars 2007), Huddersfield (novembre 2008), cette conférence a pour objectif de préciser ces attentes, d’interroger et de soutenir l’hypothèse d’une recherche en art, et de partager cette expérience avec des personnalités invitées à exposer leurs réflexions sur les enjeux culturels européens.
Avec
Réseau Varèse
Ambition d’une coopération culturelle européenne (acte 5)
Jeudi 10 juin, 15 H - 17 H 30
Ircam, salle Igor-Stravinsky
La circulation des œuvres et des idées est sans aucun doute ce qui a le plus profondément contribué à la fondation de l’Europe. La lecture des correspondances, des carnets de voyages, des itinéraires des compositeurs nous fait apprécier la nécessité du mouvement et comprendre les influences.
À l’heure de l’Europe, le fonctionnement des institutions culturelles – traditionnellement inscrites dans un contexte national – est confronté à des réalités nouvelles : comment conjuguer leurs enjeux avec de légitimes obligations européennes.
Depuis 1999, le Réseau Varèse tente à sa manière de répondre à ces interrogations. Après Budapest (octobre 2004), Oslo (octobre 2005), Berlin (mars 2007), Huddersfield (novembre 2008), cette conférence a pour objectif de préciser ces attentes, d’interroger et de soutenir l’hypothèse d’une recherche en art, et de partager cette expérience avec des personnalités invitées à exposer leurs réflexions sur les enjeux culturels européens.
Avec
■ Antoine Gindt, directeur de T&M-Paris, président du Réseau Varèse
bio
■ Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz
bio
■ Frank Madlener, directeur général de l’Ircam (Paris)
bio
■ Risto Nieminen, directeur de la musique à la Fondation Gulbenkian (Lisbonne)
bio
■ Matthias Osterwold, directeur du Festival Maerzmusik, Berliner Festspiele (Berlin)
bio
■ Gérard Pesson, compositeur, professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
bio
■ Xavier Rodet, chercheur à l’Ircam (Paris)
bio
La voix et l’éloquence
Samedi, 05 Juin 2010
Bruno Latour et Philippe Leroux
Mercredi 9 juin à 18 H 30
Ircam, Espace de projection
Marqué par la création de Voi(Rex) de Philippe Leroux pour voix, ensemble et électronique, Bruno Latour explore avec le compositeur l’éloquence et la persuasion d’une théâtralité vocale, devenues archétype pour une deuxième œuvre de Leroux, Apocalypsis. Le musicologue Nicolas Donin et la chanteuse Valérie Philippin interrogent le cheminement de la composition musicale pour mieux saisir les liens avec la création de concepts. Cette soirée du cycle « Selon Bruno Latour » précède l’exécution de Voi(Rex) le 14 juin à l’Ircam. Comment un prototype est-il devenu répertoire, riche d’une cinquantaine de reprises depuis sa création ?
Dans le cadre du cycle « Selon Bruno Latour », soirée organisée conjointement par l’Ircam et le Service de la Parole du Département du développement culturel du Centre Pompidou.
Avec
■ Bruno Latour bio
■ Philippe Leroux bio
■ Nicolas Donin bio
■ Valérie Philippin bio
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Le site de l'Observatoire Science/Arts/Société fonctionne comme une plateforme chargée d'observer et de relayer auprès de tous les évènements, actions et expériences menées au carrefour de l'art et de la science. |
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