Posté par Gabriel Leroux | Mardi, 10 Novembre 2015 14:04
du 22 septembre au 3 octobre 2010
Lotus 7.0
de Dan Roosegaarde
Avant-première mondiale
Cube festival à Issy-les-Moulineaux
Après la série Dune (4.0, 4.1 et 4.2) l'artiste/designer néerlandais Dan Roosegarde présente au Cube Lotus 7.0, une oeuvre qu'on pourrait interpréter tout autant comme une sculpture interactive que comme les prémisses d'un art domotique. Contrairement à de nombreuses créations interactives présentées au Cube, ou au Festival Scopitone par exemple, il ne s'agit pas d'immerger le spectateur dans un espace avec lequel il est amené à jouer et à interagir. Ici c'est la technologie qui investit le monde matériel, qui s'y insère, entant en collision avec le corps des spectateurs pour produire un effet visuel et sensitif (quasi tactile) réel bien que fugace.
Si Lotus 7.0 est d'ores et déjà une oeuvre aboutie, son principe est riche d'évolution. A l'heure des recherches sur les matériaux intelligents, il est possible de penser que les prochaines version de Lotus permettront des interactions plus riches et pourquoi pas une adaptation plus fine (et plus personnalisée) de l'oeuvre à la présence et aux mouvements des spectateurs. Une oeuvre au comportement intelligent pour une poésie tactile pleine de subtilités...
Cette vidéo donne un aperçu de l'oeuvre de Dan Roosegarde
Une autre vidéo produite par le Cube: un entretien avec l'artiste
Lotus 7.0 de Dan Roosegaarde
Lotus 7.0 est un mur vivant composé de fines feuilles de métal intelligentes qui interagissent avec le spectateur. Lorsqu’on s’approche de l’installation, ces centaines de feuilles métalliques se déploient de manière organique, créant un lien entre l’espace privé et public.
Ici, les murs prennent vie, dans une forme poétique du « montrer / cacher ».
L’artiste explique : « Dans un monde qui se déplace de l’analogique au numérique, je suis intéressé par ce qui arrive quand la technique sort de l’écran d’ordinateur et s’immisce sur nos murs, dans nos organismes et dans les paysages urbains, pour créer de la poésie tactile quand l’espace physique devient immatériel ».
Le travail de Daan Roosegaarde explore la relation dynamique entre l’architecture, le public et les « e-cultures ». Dans cette interaction, ses sculptures tactiles high tech créent une situation où les visiteurs et les espaces (publics) deviennent un. Dans son « Studio Roosegaarde », il travaille avec une équipe de concepteurs et d’ingénieurs à la création de paysages interactifs exposés à l’international (Tate Modern et Victoria & Albert Museum à Londres, YCAM et National Art Center Tokyo au Japon, Biennale de Venise, V2 de Rotterdam…).
Le site de l'Observatoire Science/Arts/Société fonctionne comme une plateforme chargée d'observer et de relayer auprès de tous les évènements, actions et expériences menées au carrefour de l'art et de la science.