La Chartreuse - Sonde 04#10 code-traduction
Quels sont les effets de l’Internet et du web 2.0. en particulier sur la notion de traduction ?
Voilà quel était l’objet de la sonde 04#10 – Code-traduction (27 - 29 avril 2010), organisée conjointement par la D.G.L.F.L.F. (Ministère de la Culture) et la Chartreuse. Le dispositif de la sonde permettait au public de suivre en même temps les communications des intervenants (traducteurs de théâtre, artistes, chercheurs, informaticiens…) et des tweets envoyés par le public. Une simple métaphore de la question du temps réel et du partage du savoir qui étaient au centre de cette sonde.

© D.R. rené sultra
Pour ce qui est de la scène, l’évolution et la diversité des propositions théâtrales européennes exigent de plus en plus des outils de sur-titrage qui soient en rapport avec les propositions scéniques, c’est-à-dire en rapport avec le temps réel de la représentation théâtrale. La question concerne ici aussi bien la traduction d’une langue à une autre que la matérialisation des émotions, notamment pour les sourds et les malentendants. La sonde a montré que ces techniques suscitent l’intérêt des artistes qui l’intègrent parfois directement dans leurs travaux.

© D.R. rené sultra
La généralisation et l’amélioration croissantes des outils de traduction automatique transforment nos habitudes d’écriture et de lecture en réintroduisant de l’oralité dans l’écrit. Ils agissent sur notre rapport à la langue étrangère et sur ses usages. Ils contribuent notamment au développement d’une conscience globale et planétaire des problèmes humains.
Concernant la traduction linguistique d’œuvres littéraires (ou théoriques), des dispositifs de traduction sur des plates-formes collaboratives, déclinant la pratique de la connaissance partagée sur le web 2.0, proposent aujourd'hui de revoir les habitudes de la traduction fondée sur un auteur unique.
Pour découvrir la sonde en détail, voir les captations du streaming, accessibles sous ce lien : http://selfworld.net/room_medias/20
Avec rené agostini (professeur à l'université d'Avignon), michel alessio (chef de mission à la D.G.L.F.L.F.), françois de banes gardonne (directeur de la Chartreuse), maria barthélémy (artiste), franck bauchard (directeur artistique de la Chartreuse-CNES), olivier baude (maître de conférences à l'université d'Orléans, chef de mission à la D.G.L.F.L.F.), philippe boisnard (auteur, artiste et informaticien), jörn cambreleng (traducteur, directeur du C.I.T.L.), thierry coduys (artiste), laura cynober (adaptatrice), joseph danan (auteur et professeur à l'université de Paris III), magali desbazeille (artiste), florence gendrier (chef de mission à la D.G.L.F.L.F.), pierre giner (artiste), christian giriat (artiste), emmanuel guez (chargé de mission à la chartreuse-CNES, projet #sondes), wolf ka (artiste), philippe lacour (chercheur), caroline leplae (étudiante), florence march (maître de conférences à l'université d'Avignon), laurent muhleisen (traducteur, directeur de la maison antoine-vitez et conseiller littéraire à la Comédie Française), xavier north (délégué général de la D.G.L.F.L.F.), alexandre plank (traducteur), norbert schnell (artiste), rené sultra (artiste), cyril thomas (critique d'art et commissaire d'exposition), julie valero (dramaturge), françois yvon (chercheur au L.i.m.s.i.-C.n.r.s.), avec l'aide des étudiantes twitteuses du parcours théâtre de la licence 3 Lettres de l'université d'Avignon. |