Concrete mirrors
2010
Photographies

Ce projet est un faux documentaire photographique. Il traite de la représentation de l’ailleurs à travers une sélection d’architectures utopiques des années 1960, de sites de recherches scientifiques spatiales et d’un ensemble de paysages ayant reçu une sorte d’accréditation populaire de paysage martien ou lunaire.
C’est bien de visions dont il est question ici, qu’elles soient architecturales, scientifiques ou issues de la science-fiction, mais aussi de réinterprétations personnelles de ces visions. Ce corpus d’images propose des collages de différents niveaux de réalité, associant fantasme, réel, mythologie et utopie.
Le virtuel, présent par l’utilisation éparse de la 3D, me permet ici de donner une forme d’existence à certains projets architecturaux non réalisés. Ce croisement entre analogique et numérique participe de l’idée de mêler fantasme et réalité.
Cette exploration constitue dans sa finalité un territoire imaginaire, une sorte de zone test, marquée par le temps, perdue dans un anachronisme formel qui accentue le décalage entre vision prospective et mythologie déchue.
Le dispositif de monstration des images offre au spectateur une déambulation à travers une série de fragments. La dissémination de ces visions suggère un hors champ, un récit en substance. L’ensemble des photographies permet la construction d’un paysage mental.

Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère sous l'égide de la Fondation de France, partenaire institutionnel du Fresnoy. |