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Psychotic machine
2010
Installation vidéo sonore interactive

La machine est sensible à son environnement. Elle peut s’affoler, se bloquer. Elle est psychotique.
« Ce qui est très intéressant dans la psychose, c’est que vous ne savez plus où vous vous arrêtez et où commence le monde. Donc, par exemple, si j’étais psychotique, je ne ferais littéralement pas la différence entre moi-même, cette table et mon interlocuteur. Tous feraient partie d’un continuum. » Sarah Kane
Une machine, une caméra, une colonne motorisée, un écran, une patiente, un psychiatre, des visiteurs…
Une caméra sur une colonne motorisée filme l’écran. Sur cet écran, le texte d’une pièce de théâtre projeté au plafond. La machine a une voix, celle d’une patiente psychotique suicidaire. L’espace aussi a une voix, celle d’un psychiatre, spatialisée par l’intermédiaire d’enceintes. Le visiteur se trouve plongé au cœur névralgique d’un dialogue singulier : celui d’une machine névrosée avec son environnement.
La machine est une métaphore de notre humanité, le mot amour pourrait être son mécanisme.
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